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Cahiers I&M

Toute dernière production d’I&M, les Cahiers sont des publications non périodiques destinées à des études plus approfondies et couvrant un champ plus large que nos Bulletins trimestriels. Chaque Cahier, en s’appuyant autant que possible sur des images, traite d’un sujet particulier dans le domaine de l’histoire, de la géographie physique et humaine, de l’ethnographie des pays d’outre-mer. Au travers de regards croisés entre Européens et ultramarins, les thèmes de l’orientalisme, de l’africanisme… y trouvent aussi leur place.

Les Cahiers d’Images & Mémoires sont accessibles au prix unitaire de 15€ (port compris) pour les non adhérents et de 10€ pour les adhérents.

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Images des Outre-mers pendant la Grande Guerre
2015, Images & Mémoires fête ses 20 ans ! Un bel âge où l’on commence à regarder le passé, avec déjà une certaine fierté et pas encore de nostalgie, un âge qui donne envie d’aller de l’avant, faire des projets, partager ses expériences.

2015 correspond aussi au centenaire de cette période terrible que fut la Première Guerre mondiale. Après le temps des souffrances et d'une bonne conscience amnésique, vient celui de nécessaires réinterprétations et d'un recours à des sources hétérogènes - écrits, objets, images - produites tant sur le sol européen que dans les espaces lointains. Alors, l'histoire de la Grande Guerre se dégagera de son eurocentrisme et les rapports de force mémorielle éclaireront "à hauteur d'hommes" ce conflit. Peu à peu, vont ainsi émerger de la mémoire enfouie la méticuleuse description de faits militaires, les témoignages de combattants, les récits de la vie quotidienne sur le front et à l’arrière durant ces quatre longues années.

Mais certains aspects ne doivent pas être oubliés, en particulier l’histoire de ces centaines de milliers d’hommes d’Afrique noire, du Maghreb, d’Indochine, des Antilles-Guyane, de Polynésie… tous venus apporter leur aide, d’une façon ou d’une autre, à l’empire colonial français, et dont la contribution et les sacrifices restent méconnus ou sous-estimés. Avant qu'il ne soit trop tard, essayons d’aider les descendants des combattants et travailleurs de toutes origines à renouer avec leur histoire, au-delà des appréhensions, des clichés, des caricatures, des tabous…

Pour son vingtième anniversaire, Images & Mémoires propose à ses fidèles adhérents un Cahier spécial regroupant huit contributions de divers auteurs sur des aspects inédits de la Grande Guerre. Il s’agit de porter le regard du côté des Ultramarins, de découvrir sur place les traces ou les témoignages de cette période, de comprendre comment ces peuples ont vécu, assimilé, compris et commémoré cet épisode sombre d’un passé qui est aussi en partie le nôtre.


IMAGES DES OUTRE-MERS PENDANT LA GRANDE GUERRE

Octobre 2015
56 pages, illustrations en couleurs


Articles proposés dans ce Cahier :
  • Jean-Jacques Fadeuilhe : Billets, bons de caisse, timbres et jetons-monnaie : l’impact de la Première Guerre mondiale en A.O.F.
  • Arnaud Léonard : Les monuments aux morts de la Grande Guerre à Madagascar
  • Christelle Lozère : Les foires coloniales de Bordeaux comme réponse à la Première Guerre mondiale
  • Ranèse Tchamba Ngotom : Marques postales, cartes postales - Le premier conflit mondial au Cameroun
  • Sébastien Philippe : L’armée soudanaise et les anciens combattants du Mali
  • Helihanta Rajaonarison : Antananarivo pendant la Première Guerre mondiale : deux photographies racontent
  • Alain Tirefort : « Nos Africains » – La Baïonnette n° 65, du 28 septembre 1916
  • Raphaëlle Walter : La guerre au cœur de l’Afrique : le Gabon en 1914-1918
Conférences à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer

Toujours à l’occasion du 20e anniversaire d’I & M et en lien avec la publication de ce Cahier spécial, une séance de conférences, dirigée par notre vice-président Alain Tirefort, a été organisée à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, à Paris. Parmi les auteurs des articles du Cahier, cinq sont intervenus vendredi 15 avril 2016 sur le thème des Outre-mers pendant la Grande Guerre.

Au sujet de ces conférences, lire l’article du bulletin n°48



Le courrier à Madagascar jusqu'à la Grande Guerre
Par leur abondance, la diversité des lieux et des sujets représentés, la qualité souvent exceptionnelle des clichés, les cartes postales anciennes constituent des documents ethnographiques inégalés. Plus d'un siècle après leur apparition, dans le monde d'aujourd'hui pourtant inondé d'images de toutes sortes, elles conservent toute leur pertinence. Ayant résisté à l'altération du temps ou précieusement conservées par les destinataires, la plupart Européens, ce sont d'authentiques archives de la mémoire de l'humanité qui parviennent jusqu'à nous.

Les enseignements fournis par les cartes postales ne se limitent pas aux seules photographies qui attirent le regard en premier lieu ; ce sont des images à haute valeur ajoutée. En effet, elles ont vocation à circuler et à transmettre un message. Outre la légende proprement dite, il y a le texte parfois écrit au verso, simple billet d'humeur ou véritable correspondance. Il y a aussi les timbres et les cachets postaux qui y sont apposés et qui permettent de situer, de dater, de retracer l'itinéraire et les moyens d'acheminement du courrier. Tous ces éléments sont autant de jalons précieux pour reconstituer, au-delà de l'aventure postale, l'histoire des pays et celle des hommes, plus personnelle.

Dans ce Cahier d'I&M, Luc Monteret nous accompagne à la découverte de Madagascar, un pays qu'il connait bien et auquel il est très attaché. En s'appuyant sur de nombreux documents iconographiques, certains très rares, il retrace l'histoire du courrier à "Madagascar et Dépendances" de la fin du XIXe siècle jusqu'à la Grande Guerre. Il nous livre une étude méticuleuse, approfondie et vivante où, de l'expéditeur au destinataire, toutes les étapes sont abordées. Les photographies, les affranchissements et les cachets postaux qui complètent ses propos témoignent de l'évolution politique mouvementée de ces territoires et renseignent sur les voies et les modes de transport du courrier utilisés dans ces temps-là.


LE COURRIER A MADAGASCAR JUSQU'A LA GRANDE GUERRE

En cartes postales, cachets postaux et timbres d'époque
Luc Monteret

Mars 2015
60 pages, illustrations en couleurs


Sur la photographie dans les pays chauds
Avec ce Cahier, Images & Mémoires, rompant avec certaines habitudes, ne propose pas ici au lecteur la réflexion inédite d'un auteur contemporain sur un sujet en rapport avec les images anciennes d'Outre-mer.

Par l'originalité, la précision et la pertinence de son propos, parfaitement en accord avec nos préoccupations, ces Notes pratiques sur la photographie dans les pays chauds de L.-J. Bunel, publiées en 1906 dans la "Série Orange" de la Photo-Revue et désormais presque introuvables, ont retenu notre attention et justifié notre décision de les rééditer.

La lecture de ce texte nous fait partager la vie et les interrogations de ces hommes intrépides et passionnés qui furent à la fois des pionniers de la photographie et des explorateurs de contrées lointaines. Nous y découvrons le matériel et les procédés en vigueur à l'époque, les difficultés rencontrées, en particulier celles liées à la moiteur du climat, et les moyens mis en œuvre pour les surmonter, et cela à tous les stades du processus. L'ensemble de ces informations apporte aussi un nouvel éclairage sur les documents photographiques eux-mêmes, fournit de précieux éléments d'expertise et, en les replaçant dans leur contexte, permet de mieux apprécier les images anciennes qui sont arrivées jusqu'à nous.


Notes pratiques
SUR LA PHOTOGRAPHIE
dans les pays chauds

L.-J. Bunel

Juin 2014
32 pages, illustrations en couleurs


L'Afrique en chansons
Par des photographies, des cartes postales, des gravures, des dessins, des sculptures, des films, l'homme cherche à témoigner de ce qui lui est donné à voir. La vocation première d'Images & Mémoires est de rechercher, d'étudier, de faire connaître et partager des documents iconographiques liés aux pays d'Outre-mer.

Mais toutes les représentations humaines ne naissent pas du seul regard porté sur le monde extérieur. Si l'on se reporte à la définition du mot "image" : "ce qui reproduit, imite ou évoque quelque chose ou quelqu'un", on peut élargir cette notion aux images mentales qui mobilisent nos cinq sens, et pas seulement la vision. Celles-ci prennent forme, plus ou moins nettement, dans notre esprit, à l'écoute d'une musique ou d'une chanson, à la lecture d'un récit ou d'un poème, ou encore à partir d'une odeur, d'une saveur, d'un contact sur la peau...

Quelle que soit leur origine, les sensations et les émotions, en parvenant à notre conscience, se transforment en perceptions qui, à l'occasion, donnent lieu à de multiples représentations. Ces différentes images peuvent circuler dans le temps et dans l'espace, et parfois changer de nature ou de support. Ainsi, elles relient les consciences et écrivent l'histoire des hommes.

Jean-Pierre Paulhac aime l'Afrique, la musique et les mots. Dans les Bulletins d'I&M, il nous a déjà livré quelques-unes de ses réflexions sur les "images verbales" suggérées par ses lectures. Reprenant la même démarche, il s'intéresse cette fois aux chansons françaises qui évoquent le continent africain. Partant d'une sélection de vingt-six titres replacés dans le contexte d'après les Indépendances, il montre que ces œuvres dépassent le vécu et la pensée de leurs auteurs ; elles racontent l'histoire de notre pays et de ses relations avec l'Afrique, soulignent l'évolution des mentalités, mettent des paroles et des musiques sur notre imaginaire collectif... Une analyse pertinente et une mise en perspective originale qui donnent à ce Cahier d'I&M toute sa légitimité.


L'Afrique en chansons

L'image de l'Afrique dans la chanson française de 1964 à nos jours
Jean-Pierre Paulhac

Février 2014
40 pages, illustrations en couleurs


De 1904 à 1914 : images de la construction du chemin de fer de la Côte d'Ivoire d'Abidjan à Bouaké
Au début du XXe siècle, la France se retrouve à la tête d'un vaste territoire. Sur le continent africain, l'A.O.F. est relativement facile à aborder par les côtes mais l'arrière-pays reste en partie inexploré et difficile d'accès. Son administration et sa mise en valeur supposent la construction d'axes principaux de pénétration, voies navigables et terrestres, sur lesquels viendraient se greffer des réseaux secondaires.

Les progrès technologiques liés à la révolution industrielle vont nourrir les débats et orienter les décisions. Les anciennes pistes caravanières sont réaménagées, mais au regard de la situation, la construction de véritables routes praticables par les automobiles n'est guère envisageable. Le choix va donc se porter sur le train, un moyen de transport moderne et en plein essor.

Le projet de construction d'un chemin de fer rejoignant le fleuve Niger à partir des rivages de la Côte d'Ivoire émerge dès 1890 mais il faudra attendre fin 1903 pour qu'il se concrétise. Le site d'un petit village situé sur la lagune Ebrié, réunissant les conditions requises, est choisi comme point de départ de la ligne. Dès lors, Abidjan, associant son destin à celui du train, développe ses infrastructures et s'élève au rang de capitale.

Le chantier va connaitre des aléas, des atermoiements, des contretemps et plusieurs modifications de tracé. Bouaké, à 316 km au nord d'Abidjan, est finalement atteint en 1912. Plus tard, jusque dans les années 1950, le voyage se prolongera vers la Haute-Volta.

Découvrant quelques cartes postales anciennes qui retiennent son attention, Jean-Jacques Fadeuilhe remonte le temps et retrace cette épopée du rail en Afrique de l'Ouest. Il nous fait revivre en images l'un des épisodes de cette belle aventure humaine et technologique sous la forme d'une exposition itinérante comprenant 30 panneaux que nous vous présentons dans ce Cahier d'I&M.


De 1904 à 1914 : images de la construction
du chemin de fer de la Côte d'Ivoire
d'Abidjan à Bouaké (316 km)


Jean-Jacques Fadeuilhe

Janvier 2014
48 pages, illustrations en couleurs


Roger Nivelt (1899-1962) et l'A.O.F.
Dans la première moitié du XXe siècle, la curiosité et l'intérêt pour les territoires et les peuples colonisés gagnent les artistes, encouragés à visiter le monde par la création de bourses d'étude, de prix et autres récompenses.

Roger Nivelt fait partie de ces artistes voyageurs, nés avec le siècle. Le prix de l'A.O.F. qui lui est attribué en 1925 l'amène en Afrique de l'Ouest où il fera deux séjours de 1925 à 1926 et de 1928 à 1930. Sur les contrées qu'il découvre, il porte un regard multiple de peintre, d'ethnologue, de sociologue, de géographe, et accompagne son œuvre de descriptions et de récits qui constituent autant de témoignages vivants et riches d'enseignements.

En Afrique de l'Ouest puis en Algérie, où il réside aussi en tant que boursier à la Villa Abd-el-Tif en 1934, il trouve de multiples sources d'inspiration et affirme également son engagement par la création de la Société des Amis des Arts de Dakar et par sa participation active à la décoration du pavillon de l'A.O.F. pour l'exposition coloniale de Paris en 1931.

Durant ces quelques années passées à l'étranger, Roger Nivelt ne se coupe jamais de Paris et ne reste pas imperméable aux mouvements artistiques qui révolutionnent la peinture en Europe en ce début du XXe siècle. Par la couleur omniprésente, la composition et la facture de ses tableaux, on retrouve l'influence des Nabis, des Fauves...

Dans ce Cahier d'I&M, Jean-Luc LE BRAS s'attache plus particulièrement au parcours de Roger Nivelt en A.O.F. Il nous donne à voir un artiste original, attachant et fécond, parfaitement ancré dans son époque sur laquelle il porte un regard plein d'humanité mais néanmoins lucide ; sans être rebelle, l'homme ne semble pas pour autant apprivoisé.


Roger Nivelt (1899-1962) et l'A.O.F.

Jean-Luc Le Bras

Octobre 2013
36 pages, illustrations en couleurs


Les pionniers de l'aviation au Sénégal
La fin du XVIIIe siècle voit le début de la conquête de l'air, avec le développement de l'aérostation et d'audacieuses tentatives de vol plané, mais il faut attendre 1890 pour assister au premier vol d'un engin plus lourd que l'air. Bénéficiant du contexte favorable de la révolution industrielle et du génie d'hommes passionnés et intrépides, l'aviation va connaître des progrès fulgurants.

Au tournant du XXe siècle, après une longue période d'expansion coloniale, la France se trouve à la tête d'un vaste domaine. Sur le terrain, dans une nature encore vierge et difficile d'accès, les déplacements s'avèrent hasardeux, la délimitation des frontières problématique� L'idée d'utiliser l'avion pour survoler ces territoires, les explorer et mieux les contrôler, s'impose peu à peu comme une solution d'avenir.

C'est au Sénégal que sera aménagée en 1911 la première base aérienne de l'A.O.F. La Grande Guerre, avec bien d'autres intérêts en jeu, donnera un nouveau coup d'accélérateur à l'histoire de l'aviation. Puis, entre les deux guerres mondiales, les Colonies françaises, le Sénégal en particulier, seront associées aux grandes pages de l'histoire de l'aéronautique.

Un jour de 1994, Pierre Rosière découvre quelques cartes postales anciennes qui piquent sa curiosité. Sur la même image, comme s'il s'agissait d'un montage anachronique, un improbable avion, semblant surgir de nulle part, survole un paysage sénégalais avec ses cases traditionnelles, ses dromadaires, ses personnages en boubous� De là nait l'envie d'en savoir un peu plus sur ces vols légendaires effectués en Afrique à partir de 1911. Des années plus tard, il livre le résultat de ses recherches dans ce Cahier d'I&M.


Les pionniers de l'aviation au Sénégal
(1910-1920)

Pierre Rosière

Février 2013
28 pages, illustrations en couleurs


Mission Moll
Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, les puissances européennes manifestent un regain d'intérêt pour le continent noir. Annonçant le partage de l'Afrique, les missions d'exploration ou d'évangélisation et les expéditions commerciales ou politiques se multiplient. Dans cette perspective, identifier et cartographier ces territoires encore largement méconnus et difficiles d'accès, délimiter les frontières des grands empires coloniaux, apparaissent comme de véritables enjeux. C'est dans ce contexte que se constitue la fédération de l'A.É.F qui regroupera, de 1910 à 1958, les colonies du Gabon, du Moyen-Congo, de l'Oubangui-Chari et du Tchad.

Les quarante-deux cartes postales de la collection intitulée � Con Congo français, de la Sangha au Tchad �, rassemblées par Didier Carité, ont pour origine des photographies prises principalement par Eugène Brussaux, mais aussi Étienne Muston, membres de la Commission franco-allemande Moll-Von Seefried (1905-1907) chargée de délimiter la frontière entre le Congo français - avec sa dépendance du Tchad - et l'est du Cameroun allemand.
Didier Carité aborde cette collection à la manière d'un détective menant une enquête. Il analyse minutieusement ce corpus d'images afin d'y découvrir des indices permettant de les replacer, comme autant de jalons, sur l'itinéraire suivi par la mission Moll. Chaque cliché s'inscrit à un moment et à un endroit précis du parcours et nous livre sa part d'informations géographiques et ethnographiques que viennent compléter ou appuyer les notes de voyage et les récits laissés par les protagonistes de cette expédition.


La mission Moll en cartes postales

" Con Congo français, de la Sangha au Tchad "
(1905-1907)
Didier Carité

Septembre 2011
40 pages, nombreuses illustrations en couleurs


hoa-qui
Hoa-Qui, un nom étrange aux consonances exotiques. Pour le novice, il fait rêver et invite aux voyages lointains. Pour le collectionneur, il résonne comme une énigme et attise la curiosité. On apprendra que c'est au Vietnam qu'il a été attribué pour la première fois à un photographe français, résolument secret sur sa vie et aimant à cultiver le mystère qui entoure son nom.
Dans un contexte de fin de deuxième guerre mondiale, ce jeune diplômé de l'Ecole de Photographie de Paris est envoyé en Afrique pour une mission qui marque la naissance d'une véritable passion pour ce continent et le début d'un parcours professionnel remarquable, tant par l'abondance que par la qualité des clichés réalisés.
La première société Hoa-Qui, fondée en 1949, produit plus de 4�000 cartes postales, en noir et blanc puis en couleurs, reconnaissables à l'insigne du chardon au verso. En 1960, la branche édition de la société Hoa-Qui est vendue à "Hélio-Cachan" puis, après la fermeture de celle-ci, elle est reprise par Iris/Irex dont l'activité se poursuit jusqu'au début des années 2000. Pendant cette période, une collaboration se maintient avec le photographe qui a conservé son agence photo et continue à fournir de nombreux clichés. En 1982, l'agence photo Hoa-Qui est cédée au photographe Michel Renaudeau, qui garde le même nom pour sa nouvelle société, mais lui choisit pour emblème un pélican stylisé.

Ainsi, pendant plus de quarante ans, Hoa-Qui poursuit son œuvre photographique avec un talent et une ténacité qui n'ont d'égale que sa discrétion. Il nous livre au total plus de 12�000 cartes postales qui, pour les deux tiers d'entre elles, concernent l'Afrique, son continent de prédilection. Dans cet ouvrage, René Codazzi et Philippe David lèvent le voile sur une partie du mystère Hoa-Qui et nous guident à la découverte d'une œuvre authentique et féconde.


Une œuvre immense dans l'univers
des cartes postales françaises d'outre-mer

Les collections Hoa-Qui & Iris/Irex (1949-2002)
René CODAZZI - Philippe DAVID

Septembre 2010
32 pages dont 12 pages d'illustrations en couleurs


hoa-qui
Le premier numéro de Condition Humaine paraît à Dakar le 11 février 1948 et marque une étape importante dans le parcours de Léopold Sédar Senghor. Âgé alors de quarante-trois ans, professeur agrégé de grammaire, député du Sénégal à l'Assemblée nationale, l'homme n'est pas un inconnu. Depuis longtemps déjà, il poursuit sa réflexion et développe sa pensée autour de thèmes qui s'inscrivent dans le contexte socio-culturel et politique de l'époque. La France d'alors se remet des affres de la seconde Guerre mondiale et dans ses territoires d'outre-mer, d'Afrique en particulier, les peuples tentent d'affirmer leur identité et aspirent à plus d'autonomie.
A partir de 1948, Senghor exprime ses opinions avec force et élargit son audience. Il publie plusieurs essais et recueils de poèmes, multiplie les interventions publiques, se pose en chantre de la Négritude et en théoricien de la �civilisation de l'universel � et, ce faisant, s'impose comme acteur majeur sur la scène politique du Sénégal et de l'AOF engagée dans le processus de la décolonisation. De plus en plus impliqué et actif sur le plan politique, il en vient à rompre avec Lamine Guèye et la SFIO pour fonder le parti du BDS (Bloc Démocratique Sénégalais). Porté par cet élan, il crée le journal Condition Humaine, tribune où il peut exposer son point de vue sur tous les sujets qui lui tiennent à cœur et défendre son projet de société, qu'il veut audacieux et humaniste, pour le Sénégal et les autres pays d'Afrique en mutation.

La publication de Condition Humaine se poursuit après 1948, jusqu'en 1956, mais avec un changement d'orientation significatif : le journal s'affiche comme l'organe de presse du BDS chargé de communiquer sur les activités et les prises de position du parti. Senghor continue d'y signer certains articles mais n'y figure plus au premier plan.
János Riesz, sortant des sentiers battus, nous fait découvrir ce journal méconnu et, à travers l'analyse de textes choisis, nous montre ce qu'il a de singulier et d'instructif. Les numéros parus en 1948 apportent un éclairage intéressant sur les orientations et les fondements de la politique de Léopold Sédar Senghor, personnalité émergente, qui deviendra en 1960 le premier président de la République du Sénégal.


La création du Journal Condition Humaine

Un tournant dans la vie de Léopold Sédar Senghor
János RIESZ

Mars 2011
32 pages, illustrations en couleurs et noir & blanc


sculpture_africaniste
De la même façon qu’il est convenu d’attribuer un caractère orientaliste à toute création ayant un rapport plus ou moins étroit avec les régions du pourtour méditerranéen, on qualifie d’africaniste toute œuvre réalisée par un artiste occidental sur le thème de l’Afrique noire.
L’africanisme trouve ses racines dans la fascination des Européens pour l’Orient. Dans le domaine artistique, le courant orientaliste prit naissance au XVIIème siècle et s’affirma aux XVIIIème et XIXème siècles.
Les expéditions lointaines, l’expansion coloniale et les grandes expositions qui marquèrent le XIXème siècle contribuèrent à sensibiliser les Européens au continent noir. A cette même période, l’art s’affranchissait peu à peu des conventions, Rome et la Grèce antiques cessaient d’être les seules références en la matière. Une multitude de prix, de bourses d’étude et d’associations virent alors le jour pour soutenir des projets, inviter au voyage et, par la même occasion, servir la cause de la «Grande France». Dans cette mouvance, des sculpteurs gagnèrent en notoriété. Les styles sont très différents selon les artistes et les époques, seule la thématique est commune à l’ensemble des œuvres. L’africanisme, comme l’orientalisme, ne constituent pas des mouvements artistiques tels que le Réalisme, l’Art nouveau et l’Art déco, qu’ils ont seulement épousés sans les contrarier. L’intérêt des sculptures africanistes dépasse le cadre artistique. Le marbre ou le bronze conservent la mémoire des relations qui se sont établies entre Européens et Africains. Ces œuvres, habitées par l’esprit de ceux qui les ont inspirées ou façonnées, résonnent, aujourd’hui encore, comme un lointain écho.


La sculpture africaniste

Un regard blanc sur l’Afrique noire
Stéphane RICHEMOND

Avril 2010
28 pages, nombreuses illustrations en couleur


sculpture_africaniste

A partir du milieu du XIXème siècle, et pendant un siècle, des expositions d’envergure nationale ou internationale se multiplient dans toutes les grandes villes d’Europe et d’Amérique. Ces démonstrations de prestige se veulent « l’expression d’un message d’intérêt universel ; une expérience éducative et récréative ; des laboratoires d’expérimentation montrant l’extraordinaire et le nouveau ». Les pays organisateurs rivalisent dans la démesure pour aménager l’espace et le transformer en théâtre grandeur nature où se côtoient hommes politiques, scientifiques et industriels, architectes, artisans, artistes…

Au tournant du XXème siècle, les puissances européennes se développent dans un climat d’optimisme et de confiance dans le progrès. A l’heure du grand partage colonial, ces manifestations soulignent leur suprématie grandissante en même temps qu’elles suscitent, entre les participants, échanges et émulation. Tout ce qui est produit par la main de l’homme ou émane de son esprit est mis en avant. Dans les sections dévolues aux contrées exotiques, le visiteur dépaysé s’imagine en Inde, en Chine, au Japon ou encore dans une colonie d’Extrême-Orient ou d’Afrique. Et, poursuivant l’aventure, il peut approcher ces étranges étrangers qui jouent leur propre vie sur les scènes éphémères de ces «exhibitions ethnographiques». Les « Villages noirs » à la française s’inscrivent dans cette démarche.



Deux « Villages sénégalais » de la Belle Époque

Dijon 1898 - Clermont-Ferrand 1910
Rémi CLIGNET, Philippe DAVID
Juin 2010
44 pages, nombreuses illustrations noir & blanc et couleur


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